DÉDICACE, 5
Je crois que la mort est comme toi,
auguste et pâle et droite comme toi,
la courbure des tempes coulée dans le même moule,
des yeux d'océan, des yeux de lointain comme toi
et les mêmes lèvres crispées par la douleur.
Tu es la mort. Je suis tienne,
ma main est à toi et à toi mon coeur.
Toutes les puissances de vie tu les as fait taire ;
endormis dans une sombre torpeur
rêves et prouesses, avant même le premier envol.
Mais je t'aime, ma mort,
toi, ma mort amère et lente,
dans ta main refermée s'étiole ma vie.
Toi, ma douce, douce mort -
Je te bénis pour chaque instant du supplice!
Traduit en français par Caroline Chevallier
Texte original suédois
Copyright © 1997, 2004:
Translation from Swedish into French: Caroline Chevallier
Texte original suédois: Ulf Boye
May and Hans Mehlin, Layout.
Published with the permission of:
Caroline Chevallier, translation.
Ulf Boye, copyright of the Texte original suédois.
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