LA NUIT


Allongée dans l’obscurité j’écoute
les cloches retentir au dehors
à longs coups graves et réguliers
comme le souffle profond de la nuit.

Apaisantes, endormantes,
elles dévoilent la silhouette nébuleuse des choses
à longs battements graves et réguliers
accaparant la pensée.

Je suis de ceux qui existent à peine
qui ne connaissent, ne se souviennent
que des palpitations d’une nuit ancienne,
et n’espèrent pas de lendemain,

et ne craignent pas de lendemain.


Traduit en français par Caroline Chevallier

Texte original suédois



Copyright © 1997, 2004:
Translation from Swedish into French: Caroline Chevallier
May and Hans Mehlin, Layout.

Published with the permission of:
Caroline Chevallier, translation.